Les bananes poussent en France : vrai ou faux ?

RUP RéunionVRAI !

Je ne sais pas si, comme moi, vous faites attention aux étiquettes  et aux labels. Mais si c’est le cas, vous avez sûrement remarqué lors de vos achats de bananes l’appellation « la banane française » et/ou le logo ci-contre si elles viennent de La Réunion. Mais elles pourraient aussi venir de la Martinique ou de la Guadeloupe, françaises elles aussi. Nos bananes porteraient alors le même logo, assorti du nom de l’île adéquat…

Retenons juste que c’est le logo des produits issus de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage en provenance des « RUP », « Régions UltraPériphériques de l’Europe », à savoir la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte et Saint Martin pour la France, les îles espagnoles des Canaries et les îles portugaises des Açores et Madère.

 Pourquoi un label RUP ?

Si je vous avais demandé de me citer des produits alimentaires européens, vous m’auriez cité la banane ? Pas sûr ! Le label a donc été créé pour rappeler que la production ne se limite pas qu’aux continents et pour booster les ventes.

Mais en tant que consommateurs, on veut des assurances. Et qui dit label, dit cahier des charges et réglementation.

Evidemment la règlementation en vigueur ne sera pas la même que celle adaptée à une agriculture continentale et européenne : le climat tropical humide des îles et les parasites tropicaux nécessitent l’usage de certains produits phytosanitaires spécifiques qu’on n’utilise pas sur le continent. Mais depuis ce label, l’usage des pesticides sur les bananes guadeloupéennes et martiniquaises a été réduit de 61% entre 2006 et 2016…

J’aime bien moi, quand les bananes s’enrupent !

« Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux »

Au jeu des expressions, on connaît tous « Etre une banane » , « Se faire bananer » , « Tomber en banane », « Avoir la banane » , « Mettre une peau de banane à quelqu’un ». Mais celle que je préfère nous vient du Québec :  « S’autopeluredebananiser » qui signifie « se mettre dans une position où l’on se nuit soi-même »… Qui dit mieux ?