Noëlle Perna alias « Mado la Niçoise » : il est temps de se poser les bonnes questions

Pour sûr qu’on ne lui donnerait pas ses 92 ans à notre Mado nationale…

D’abord, il faut le dire : elle ne les a pas.

Et puis cela fait belle lurette que la belle veille à son alimentation. Surprise en flagrant pêché de gourmandise sur le salon Agecotel, le salon des pro, elle m’a avoué s’intéresser à une alimentation saine depuis ses 21 ans. D’ici à penser que son extraordinaire vitalité vient de là, il n’y a qu’un pas que toutes les deux nous avons franchi allègrement.

Manger sain pour Mado, c’est manger bio, le moins de viande  possible et pas de produits laitiers. Le gluten ? Elle l’a supprimé et invite les sceptiques à essayer. « Ils verront, dit-elle, leurs allergies, problèmes articulaires, maux de tête s’en aller ».

Manger en conscience est à la portée de tout le monde

Mado était venue écouter le Pr Henri Joyeux, sa femme Christine Joyeux et Marion Kaplan, la créatrice du vitaliseur, parler de cuisine et de santé. Elle adhère aussi aux propos de Pierre Rahbi quand il stigmatise la situation et affirme que si ça continue, on ne dira bientôt plus « bon appétit » mais « bonne chance » à l’heure de passer à table.

« C’est l’heure de se poser les bonnes questions et de se demander quelle est la bonne alimentation. Pour moi, c’est clair ».

Qu’on ne s’y trompe pas : son positionnement ne remet pas en cause la cuisine niçoise riche en huile d’olive. « On peut faire une cuisine traditionnelle mais moins grasse ».

Faire des choix, sains, n’enlève rien au plaisir ni à la convivialité de la table. On peut le faire avec une conscience du produit qu’on met en bouche et la qualité de ce produit. Parce que l’alimentation, c’est le premier médicament ».