J’étais au salon Agecotel quand les étoiles Michelin 2018 ont été dévoilées…

C’est l’événement annuel attendu autant que redouté des chefs : qui va prendre une étoile ? Ceux qui l’ont déjà vont-ils la garder, la perdre ou monter une nouvelle marche ? Si l’annonce officielle était prévue à 16h30, on parlait déjà, sur l’inauguration matinale du salon Agecotel, des nominés 3* et 2*. Joël Robuchon, l’homme le plus étoilé au monde, parrain d’Agecotel, avait des noms : Marc Veyrat (La Maison des Bois, Manigod) et Christophe Bacquié (Restaurant Christophe Bacquié, Le Castellet) pour la 3e. Bruno Cirino (Hostellerie Jérôme, La Turbie), les frères Tourteaux (restaurant Flaveur, Nice), Masafumi Hamano (Au 14 Février, Saint-Amour-Bellevue, 71), Takao Takano (Lyon, 69), Jean Sulpice (Auberge du Père Bise, Talloires, 74) pour la 2ème. Soit, 4 nominés pour notre belle Côte d’Azur, y compris la première étoile obtenue par Christophe Martin, chef discret du restaurant Lou Cigalon à Valbonne.

Sur le salon, les commentaires ont fusé : d’accord, pas d’accord, un tel aurait mérité de l’avoir… Avec ces questions récurrentes : « Un chef peut-il en imposer au Michelin ? Décider ou non d’apparaître dans le Guide ? Menacer de se retirer du Guide comme l’avait fait Marc Veyrat s’il ne décrochait pas sa troisième étoile ? Où se niche aujourd’hui la crédibilité du Guide ? » Les journalistes, chroniqueurs et chefs avaient leurs idées là-dessus et ne se sont pas privés, Mikuy avec eux, d’en abreuver les allées du salon. Pendant ce temps-là, la fête se jouait à Paris, dans l’allégresse, entre nouveaux promus.

Mikuy, très fière pour la Côte d’Azur

Il n’en reste pas moins un sentiment de grande fierté et de récompense bien méritée pour les tables de notre région. Dans le Var, on n’attendait que l’envolée du MOF Christophe Bacquié, Le Castellet, détenteur de 2 étoiles depuis 2010 (Cliquez ici pour l’interview vidéo de ce chef discret et humble réalisé par Mikuy en janvier 2017). Les Frères Tourteaux dans leur restaurant Flaveur à Nice étaient eux aussi pressentis depuis 2 ans par Mikuy. Et justice a été rendue à Bruno Cirino qui avait perdu sa 2e étoile en 2014 et la récupère aujourd’hui. Quand à Christophe Martin, on sait que l’école Ducasse ouvre souvent sur l’étoile. Mikuy vous dira tout prochainement sur cette jolie table.

Au total, la France compte aujourd’hui 621 restaurants étoilés : 508 une étoile (« une très bonne cuisine dans sa catégorie »), 85 deux étoiles (« une cuisine excellente et une table qui mérite un détour ») et 28 trois étoiles (« une cuisine remarquable, une table qui vaut le voyage »).

L’édition 2018 du Guide a consacré 57 nouveaux étoilés : 50 restaurants 1 étoile ; 5 restaurants 2 étoiles et 2 restaurants 3 étoiles. Et ce qui m’émeut à chaque fois, c’est quand le chef – et c’est souvent le cas – associe son équipe à l’obtention de l’étoile. Un chef sans équipe et une équipe sans chef, ça ne marche pas à l’étoile !

Photo du Risotto Carnaroli gran riserva Gallo, Crabe Royal, Raifort et Citron vert chez Flaveur

@Mikuy

Edition 2018 : ça fait parler…

– « Le retour de Marc Veyrat dans la famille des 3 étoiles »,

– « Le chef Sébastien Bras ne figure plus dans le Guide Michelin 2018 à sa demande » (la maison familiale détenait 3 étoiles depuis 18 ans),

– la belle histoire du Libanais Alan Geaam, ex-SDF, devenu chef étoilé* pour son restaurant ouvert il y a 1 ans, l’Alan GEAAM Restaurant, dans le 16e arrondissement de Paris près de l’Arc de Triomphe.